ProTeam Philippe Gilbert et John Degenkolb quittent le Tour de France. Fracture de la rotule pour Gilbert.
Les examens subis par Philippe Gilbert samedi soir à l’hôpital Saint-Jean de Cagnes-sur-Mer ont révélé une fracture de la rotule au genou gauche. Le coureur de Lotto Soudal ne sera pas au départ de la deuxième étape du Tour de France.
« J’étais aux alentours de la vingtième position dans le peloton quand la chute s’est produite devant moi », explique Philippe Gilbert. « Je suis parvenu à éviter le crash, j’ai esquivé deux ou trois coureurs au sol et je pensais être passé au travers. Malheureusement, une autre chute est survenue et je n’ai pas pu y échapper. Dix à quinze coureurs étaient impliqués… J’ai immédiatement essayé de me lever, sans succès. J’ai attendu à peu près deux minutes appuyé contre le rail. Je suis reparti seul, sans réellement pouvoir pousser sur les pédales. La douleur était là , c’était la même qu’en 2018… »
Lors du Tour de France 2018, Philippe Gilbert s’était déjà cassé cette même rotule suite à une chute dans la descente du Portet d’Aspet. On ne peut dès lors qu’imaginer la douleur de l’ancien champion du monde.
Après l’arrivée à Nice et les premiers soins apportés par le médecin de l’équipe Jens De Decker, Gilbert s’est rendu au camion médical pour y passer une radio. Celle-ci n’a révélé aucun problème majeur. Cependant, une IRM réalisée à l’hôpital a bien permis de détecter une fracture.
âââââââ« Etait-ce la fracture d’il y a deux ans, ou une nouvelle? L’échographie a confirmé la deuxième hypothèse. La bonne nouvelle est qu’il n’y a pas de déplacement. On a d’abord craint pour les tendons et les ligaments. Le médecin de l’hôpital, qui a pris le temps et qui est resté avec nous jusqu’à 11h du soir, a recommandé une période d’immobilisation de deux à trois semaines. Ãa aurait pu être plus grave. »
La première étape du 107ème Tour de France était une journée à vite oublier pour Lotto Soudal, puisque John Degenkolb a lui aussi chuté.
« Quelle déception pour notre équipe », conclut Philippe Gilbert. « Nous sommes tous deux des coureurs qui aimons notre sport et notre métier. Nous respectons les courses, nos sponsors et notre équipe. Nous sommes des battants et nous partageons les mêmes valeurs. J’ai beaucoup de respect pour ce que John a fait : se battre seul durant 65 kilomètres et arriver hors délais pour deux minutes à peine. John a tout donné mais il n’a reçu aucune considération de la part des commissaires. Avec toute cette pluie et ces nombreuses chutes, il aurait mérité d’apparaître dans les résultats, même sans pouvoir prendre le départ le lendemain. C’était vraiment inacceptable. »