Algemeen Staff Stories - Soigneur Seppe Vangheluwe : "Pouvoir suivre le parcours vers une performance depuis la première ligne est la chose la plus gratifiante qui soit."

Derrière chaque coureur fort se trouve une équipe tout aussi forte. Dans notre série 'Staff Stories', nous vous présentons les personnes qui s'assurent chaque jour que Lotto Dstny fonctionne comme une machine bien huilée. Aujourd'hui : le soigneur Seppe Vangheluwe.
Général 10 octobre 2024
"Bien sûr, une victoire est quelque chose de beau. Quand Lennert (Van Eetvelt) a gagné au UAE Tour, j'étais en première ligne en tant que soigneur. C'est un moment magnifique à vivre, et cela a aussi été une surprise. Mais je trouve encore plus beau le chemin qui mène à une telle performance. Le parcours qu'a suivi Florian Vermeersch après sa chute à Murcie pour être de retour ici maintenant, le dévouement d'Alec Segaert en vue du championnat de Belgique du contre-la-montre... En tant que soigneur, je ressens beaucoup d'empathie pour les coureurs. À ces moments-là, on a vraiment l'impression d'avoir apporté une valeur ajoutée pour eux. Et c'est cela que je trouve le plus beau dans ce métier."

Seppe Vangheluwe (28 ans) était encore coureur lui-même il y a deux ans. "J'ai rapidement compris que je n'atteindrais pas le niveau professionnel, mais j'aimais l'aventure, les voyages, la découverte du monde. À cette époque, je courais souvent en Amérique du Sud et en Afrique. Et quand j'ai mis un terme définitif à ma carrière cycliste en Guadeloupe pendant l'hiver 2022, j'ai décidé de suivre une formation pour devenir soigneur. Le sport m'a toujours intéressé, j'ai aussi étudié les sciences du sport. Dans la saison qui a suivi, j'ai pu travailler immédiatement en freelance chez Uno-X, mais je gardais déjà un œil sur Lotto Dstny. J'y avais déjà quelques amis que j'avais rencontrés dans le cyclisme et je regardais toujours cette équipe avec admiration." Comme cela arrive souvent dans le cyclisme, Seppe a finalement atterri dans l'équipe un an plus tard.

Depuis le début de cette saison, il est soigneur à plein temps. Cela signifie qu'il est en course 180 jours par an. "En résumé, un soigneur veille à ce qu'un coureur n'ait à penser à rien d'autre qu'à son vélo. Pour commencer, nous gérons beaucoup de choses à l'hôtel. Nous établissons une liste des chambres, vérifions les chambres, faisons des réservations au restaurant... Le jour de la course, notre matinée commence tôt. Nous préparons des repas pour le personnel, nous nous assurons que les bidons des coureurs sont remplis et prêts. Ensuite, il y a toujours une courte réunion pour passer en revue les points de ravitaillement. Pendant les courses, nous allons d'un point à l'autre pour distribuer des bidons, puis nous nous dirigeons vers l'arrivée pour attendre les coureurs à la ligne. Là, nous sommes prêts avec des produits de récupération, des vestes, etc. Une fois à l'hôtel, les massages des coureurs suivent. Il est vrai que ce sont de longues journées, mais on est constamment sur la route, on découvre de nouveaux endroits et on va là où les autres ne vont pas... Alors la journée passe vite."

 

Photo: Brecht Steenhouwer