ProTeam Arnaud De Lie prêt pour l’Omloop : "Cela reste une course flamande, donc de nombreux facteurs entrent en jeu"
Pas deux sans trois, comme il le dit lui-même. Ainsi, après deux éditions réussies, Arnaud De Lie s’apprête à prendre le départ de l’Omloop Het Nieuwsblad pour la troisième fois. La saison dernière, il a terminé à une belle dixième place après avoir pris la deuxième place lors de son tout premier Omloop. La classique d’ouverture est une course qui convient bien au Taureau de Lescheret. Pourtant, cette première course sur le sol flamand reste toujours une inconnue excitante : "C’est la première pour tout le monde," dit De Lie. "On ressent la tension et la nervosité dans le peloton, au bord de la route… On ne sait jamais vraiment à l’avance comment va se dérouler cette course."
Jeudi, l’équipe Lotto Cycling a effectué une reconnaissance dans les Ardennes flamandes. Arnaud De Lie, accompagné du reste de l’équipe comprenant Arjen Livyns, Brent Van Moer, Sébastien Grignard, Lionel Taminiaux, Jasper De Buyst et Cedric Beullens, a parcouru les 85 derniers kilomètres du parcours. "J’ai l’impression que c’est un peu plus difficile que l’année dernière," explique De Lie. "L’Eikenberg est de retour, il y a un léger changement après le Wolvenberg et trois ajustements dans le final. Ces derniers ne changeront sans doute pas la course, mais une reconnaissance est toujours idéale pour repérer les petits détails."
"Tout se jouera sur le placement," prévoit De Lie. "Sur l’Eikenberg, il faut être bien positionné, car la course peut exploser à cet endroit. Si vous abordez la montée en cinquantième position, vous savez déjà que ce sera compliqué. En haut, on tourne à droite et, s’il y a un peu de vent de côté, cela peut faire très mal. Ensuite, il y a une descente rapide vers le Wolvenberg, où c’est toujours très intense. Toute cette zone est exigeante. Il faudra rester calme. On peut perdre la course à ce moment-là. Même si, après, il reste encore un long chemin jusqu’à l’arrivée. C’est une vraie course flamande, avec tellement de facteurs qui entrent en jeu."
Autrement dit, il est impatient de voir ce qui l’attend. "L’Omloop me convient bien. Les petites montées, les efforts de trois minutes, le Mur... Je les connais désormais par cœur. Je pense que c’est la première côte flamande que j’ai découverte quand j’étais enfant. Elle est toujours restée ma montée préférée."
Quant à l’allergie qui l’a gêné la semaine dernière en Algarve, De Lie n’en souffre quasiment plus. "Depuis mon retour en Belgique, je respire beaucoup mieux. J’étais vraiment gêné au Portugal, je ne sais pas quelle plante ou quel arbre en était la cause, mais c’était très embêtant. Mis à part cela, je suis rentré d’Algarve avec un bon feeling. Ma préparation cette saison a été différente, avec un entraînement en Espagne, du rythme de course à Bessèges, Almería et Algarve. Je me sens prêt pour les classiques flandriennes maintenant."
Photo: Brecht Steenhouwer