Algemeen Marc Wauters conclut son tout dernier grand tour à Madrid : «Les voyages, la route et les gens : c’est ce qui va me manquer.»

Derrière chaque coureur fort se cache une équipe au moins aussi solide. Dans notre série «Staff Stories», nous vous présentons ces personnes qui veillent chaque jour à ce que le Lotto Cycling Team fonctionne comme une machine bien huilée. Aujourd’hui: Marc «Soldat» Wauters, 16 ans directeur sportif et engagé dans son tout dernier grand tour.
Général 14 septembre 2025

Quand les coureurs lanceront leur sprint royal à Madrid un peu après 16 heures, Marc Wauters montera pour la toute dernière fois dans la voiture de directeur sportif de cette Vuelta. Sa toute dernière étape finale de son tout dernier grand tour comme directeur sportif. À son palmarès: 47 grands tours, dont 15 comme coureur et pas moins de 32 comme directeur sportif, sur un total de 30 ans dans le peloton. Combien de mois d’une vie passés loin de chez lui? Il n’a jamais compté, mais une chose est sûre: c’est énorme.

Après la Vuelta suivra encore l’épreuve de clôture italienne, le Tour de Lombardie, mais ensuite Marc Wauters- appelé «Soldat» dans le peloton- mettra fin officiellement et définitivement à sa carrière de directeur sportif, après 16 ans. Pas question de retraite pour autant: avec le vélodrome de Zolder, dont il est le cycling manager pour le Circuit Zolder et où se dérouleront l’an prochain les Championnats du Monde sur piste juniors, le travail ne manquera pas. Il est également président de l’École cycliste flamande. «Ce sera une autre vie, c’est certain. J’ai passé des semaines, des mois, voire des années, loin de la maison, et désormais je serai beaucoup plus souvent chez moi. C’est peut-être ce qui va le plus me manquer dans le cyclisme, je l’avoue: les voyages, être toujours sur la route, aux quatre coins du monde, avec un groupe soudé de personnes.»

«Travailler ? Je n’ai jamais travaillé de ma vie. Le jour où tu dois dire- je dois aller travailler- il vaut mieux arrêter.» C’a été le mantra de Marc Wauters toutes ces années. Avec le cœur et l’âme, sérieux quand il le fallait, et avec beaucoup de plaisir. «Pourtant, ça a commencé prudemment. On m’a demandé si je voulais travailler 60 jours par an avec l’équipe comme directeur sportif? Mais les 60 sont vite devenus 90, puis bientôt 120 et 130… Les souvenirs ne se comptent pas sur les doigts d’une main. Rien que la Vuelta. Sander Armée qui gagne une étape en 2017, magnifique. Le lendemain, Thomas De Gendt s’impose à son tour. Et Tomasz Marczynski en ajoute encore deux. C’était une Vuelta incroyable pour Lotto à ce moment-là.»

Au fil de ces 15 années, il y a aussi eu des moments difficiles. Marc était présent lorsque Stig Broeckx a lourdement chuté lors du Baloise Belgium Tour en 2016. «Ce sont des images qui restent dans la tête. Et encore aujourd’hui, quand la radio course annonce une chute, c’est toujours un choc et on espère que tout le monde arrivera sain et sauf à l’arrivée.»

Quant à son plus beau souvenir comme coureur- professionnel chez Lotto de 1991 à 1993 et de 1996 à 1997, avant de raccrocher définitivement en 2006- Marc n’a pas à chercher bien loin. En 2001, il remporte la deuxième étape du Tour de France, de Saint-Omer à Anvers. «Une surprise, j’étais le dernier rescapé d’une échappée de 16 coureurs et j’ai réussi à résister au peloton. Ce jour-là, j’ai aussi pris le maillot jaune, en plus dans mon propre pays. Ce sont des choses que tu n’oublies jamais.»

 

Photo: Brecht Steenhouwer