Il était prévu que la quatrième étape de Tirreno-Adriatico puisse convenir aux baroudeurs. Et ce scénario s’est presque immédiatement confirmé après le départ donné à Tagliacozzo. La première tentative d’échappée de la journée, dès le kilomètre zéro, a été la bonne et un groupe de douze coureurs a réussi à prendre le large. Un groupe solide également, dont faisait partie Liam Slock. « C’est Jonas Abrahamsen qui est parti le premier et, comme je l’avais déjà en tête ce matin, j’ai pu immédiatement rejoindre ce groupe », raconte Slock en revenant sur sa journée.
Mission accomplie donc. L’échappée a tenu très longtemps. Pas moins de 188 kilomètres- sur une étape longue de 213 kilomètres- les attaquants sont restés devant. « La collaboration était bonne dès le début, mais nous n’avons jamais eu une grande avance. Un peu plus de trois minutes à un moment donné, mais jamais plus que cela. Je savais aussi que nous aurions une finale difficile. Nous avons donc vite compris que cela allait devenir compliqué. Quand UAE a commencé à rouler, l’écart est resté entre une et deux minutes pendant un bon moment, mais je savais déjà que c’était terminé. »
Juste avant la montée de Tortoreto, la dernière difficulté avant l’arrivée, le dernier des douze échappés a été repris. « L’objectif était de survivre à cette montée et d’être repris ensuite. De cette manière, on peut peut-être encore basculer avec le peloton. Mais malheureusement, la majorité du groupe, moi y compris, avait déjà été reprise dans la montée précédente. Il n’y avait pas grand-chose à faire. Nous nous sommes montrés et j’ai fait une bonne course. C’est encourageant. »