Les hommes comme les femmes de Lotto-Intermarché seront au départ demain de la version renouvelée d’In Flanders Fields: pour les professionnels «de Middelkerke à Waregem», pour nos ladies avec départ et arrivée à Waregem. Une course dont Jenno Berckmoes, leader du jour, garde de bons souvenirs. «J’y ai terminé huitième l’an dernier, nous avions montré de belles choses à l’époque, encore sous le nom de Gent-Wevelgem», explique-t-il. «Je suis dans une bonne dynamique: 16e à l’Omloop, 11e à Milan-Sanremo, 13e hier à l’E3. Le top 10 se fait encore attendre, je ne réalise pas encore le résultat que je vise, mais je suis très régulier et cela me donne confiance.»
Pour Berckmoes, le nouveau départ à Middelkerke aura peu d’impact sur la course. «Les 70 premiers kilomètres me sont inconnu- comme probablement à une grande partie du peloton- mais la suite ne change pas. L’approche de la zone des monts et des plugstreets sera peut-être un peu plus nerveuse, avec davantage de virages et des passages exposés au vent, mais les Moeren et le Kemmelberg restent les points clés. Il faudra surtout être bien placé et passer ces secteurs sans encombre.»
Lotto-Intermarché devra malheureusement se passer de Luca Van Boven à In Flanders Fields. Il est malade et, comme à l’E3, ne pourra pas prendre le départ. Arnaud De Lie a lui aussi été malade en début de semaine. Il prendra bien le départ, mais n’a pas connu une préparation idéale et doit revoir ses ambitions à la baisse. Il abordera surtout cette course pour continuer à construire son printemps. Avec Berckmoes, Lotto-Intermarché dispose toutefois de plusieurs cartes à jouer.
Jenno Berckmoes: «Nous avons reconnu le parcours en février et nous sommes bien préparés. L’équipe est également très solide en profondeur avec des coureurs comme Jonas Rutsch, Huub Artz, Cedric Beullens, Sébastien Grignard et Steffen De Schuyteneer- qui remplace Van Boven. Je suis convaincu que nous pouvons nous montrer.»
L’équipe féminine en pleine ascension
Nos ladies seront également au départ d’In Flanders Fields. Avec Linda Riedmann, l’équipe dispose d’un bel atout. L’Allemande a encore pris la septième place de Nokere Koerse la semaine dernière. «Ces dernières années, j’avais toujours un souci pendant l’hiver qui m’empêchait de montrer ma vraie valeur au printemps. Pour la première fois, tout se passe bien», explique Riedmann. «Je suis curieuse de voir jusqu’où cela peut me mener. De plus, j’ai souvent couru dans un rôle d’équipière, alors que j’ai désormais plus d’opportunités. Pouvoir jouer ma carte et disputer une finale est une motivation supplémentaire. Les grands tests arrivent maintenant, mais je me sens bien. L’équipe est forte aussi. Nous franchissons de vraies étapes.»
Riedmann vise un top 10 dimanche, tout en restant réaliste. «Tout dépendra du déroulement de la course, évidemment. Ce sera de toute façon très nerveux. À l’approche de la zone des monts, il faudra être bien organisées en équipe et rester à l’avant autant que possible. Il faut espérer être bien placée sur le Kemmelberg, mais sans jamais abandonner. Il m’est déjà arrivé de ne pas être bien placée sur le Kemmel et de revenir pour disputer le sprint. Il faut simplement continuer, toujours.»