ProTeam Elia Viviani au départ du Scheldeprijs : "Prêt à me jeter dans la bataille."

Le Scheldeprijs est traditionnellement le classique du sprint qui se situe entre le Tour des Flandres et Paris-Roubaix. L'occasion pour Elia Viviani de faire son retour sur scène. Le sprinteur italien se projette: «Aujourd’hui, tout le monde sprinte pour chaque place, pas seulement pour le podium.»
Race 08 avril 2025

«La plupart des sprinteurs ont déjà quinze à vingt jours de course dans les jambes. Ils ont couru Tirreno ou Paris-Nice. Moi, j’en ai exactement quatre», raconte Elia Viviani. «Je me sens bien, j’ai passé un bon hiver, je me suis toujours entraîné et j’espérais encore trouver une équipe. Lotto est arrivée à la dernière minute, mais cela signifie évidemment que je dois encore combler ce retard. Les chiffres sont bons, mais ça ne dit pas tout. Je me lance un peu dans le vide dans une course comme De Panne. En dehors des nombreuses chutes là-bas, je n’ai pas eu immédiatement le sentiment que je pouvais y gagner. Je sens que je suis encore un peu juste. Bientôt, le Tour de Turquie est au programme, ma première course par étapes. Cela me fera du bien, huit jours de course consécutifs. En même temps, je dois encore apprendre à connaître le reste du peloton. Ce n’est pas évident de simplement suivre quelqu’un, ce n’est pas un automatisme après trois ou quatre courses.»

Cela n’empêche pas Viviani d’aborder avec beaucoup d’envie et d’ambition ce classique belgo-néerlandais du sprint. «Je suis curieux. En 2017, j’ai terminé deuxième ici, derrière Marcel Kittel, mais ensuite je n’ai plus souvent été au départ. Qu’en sera-t-il du vent? Parce que c’est un facteur déterminant ici. J’espère une sélection avant le final. Car s’il n’y a pas de vent, tout le monde sait que nous finirons en sprint massif, ce qui peut parfois devenir dangereux. Tout le monde sprinte, pas seulement pour le podium, mais aussi pour le top 10. Chaque place compte de nos jours. Physiquement, je suis prêt. Mais une course de sprint, c’est toujours un peu comme un casino. Et je sais très bien quand je peux me compter parmi les favoris. Et quand ce n’est pas le cas. Mais si tout s’emboîte bien, alors j’y vais à fond, c’est certain.»

 

Photo: Brecht Steenhouwer