ProTeam Arnaud De Lie et ses coéquipiers testent sur les pavés et les plug streets

Le printemps approche à grands pas. Les pavés, les monts flamands et les plug streets se profilent à l’horizon, et cela signifie une chose : les tests de matériel sont essentiels. Cette semaine, Lotto-Intermarché envoie son noyau de coureurs pour les classiques sur les routes afin de peaufiner les derniers détails. « Ces séances de tests fournissent une mine d’informations et renforcent la confiance des coureurs. »
Général 05 février 2026

Lotto–Intermarché organise cette semaine trois journées de tests en vue des classiques printanières. « Trois scénarios sont à l’étude : Paris–Roubaix et ses pavés, Gand–Wevelgem et ses célèbres plug streets, ainsi que l’Omloop Het Nieuwsblad et le Tour des Flandres avec leurs monts », explique le performance manager Aike Visbeek. Ce sont trois types de parcours qui sollicitent énormément le matériel, d’où l’importance cruciale des tests. « Avec nos partenaires techniques et le staff performance, nous avons soigneusement préparé ces trois journées de tests sous la direction du Head of Equipment Mikey van Kruiningen et de l’entraîneur Frederik Veuchelen. Ce sera un mélange d’entraînement, de reconnaissance et de tests. »

Avec Paris–Roubaix déjà en ligne de mire, Lotto–Intermarché a bouclé sa première journée de tests. Aujourd’hui, place à Gand–Wevelgem. « Les crevaisons et Paris–Roubaix vont malheureusement souvent de pair. Surtout après avoir vu l’état des pavés hier, nous devons absolument réduire ce risque au minimum », explique Mikey van Kruiningen. Spoiler : Arnaud De Lie, Huub Artz, Cédric Beullens, Jenno Berckmoes et Toon Aerts ont traversé l’Enfer du Nord sans la moindre crevaison.

Protocole de pression des pneus

« Nous avons équipé nos vélos Orbea des roues Oquo RP50. Elles sont très larges et parfaitement adaptées à Roubaix. L’objectif principal était de déterminer la largeur maximale de pneus compatible avec nos cadres. La saison dernière, nous roulions en 30 mm ; cette fois, nous avons testé le Vittoria Corsa Pro Control en 32 mm, qui devient même du 34 mm sur cette jante large.»

La largeur des pneus et les roues ne sont pas les seuls éléments clés pour Paris–Roubaix : la pression des pneus est tout aussi déterminante. « Une largeur différente implique une pression différente. Vittoria nous conseille à ce niveau. Nous établissons ensuite un protocole précisant la pression de départ à Compiègne ainsi que la pression avec laquelle les coureurs arrivent à Arenberg, à la forêt de Wallers. Le moment de ces tests n’est pas un hasard : nous sommes à un mois du week-end d’ouverture, le timing est idéal pour ajuster certains éléments sans stress si nécessaire. »

Visbeek confirme : « Arnaud De Lie comme Toon Aerts ont indiqué que cette configuration leur donnait la confiance nécessaire pour aborder à haute vitesse les secteurs pavés boueux. Huub Artz a également découvert pour la première fois la forêt d’Arenberg et a pu tirer de précieux enseignements de l’expérience de Cédric Beullens. »

La confiance se construit grâce au matériel

Aujourd’hui, Lotto–Intermarché envoie son groupe de classiques sur les plug streets de Gand–Wevelgem. Demain, vendredi, ce seront les monts emblématiques du week-end d’ouverture et du Tour des Flandres. « Nous y testerons le Vittoria Corsa Pro 30. Il s’agira d’une longue sortie d’endurance et de reconnaissance — des conditions parfaites pour évaluer la solidité du pneu sur les plug streets. En parallèle, nous testerons également de nouveaux équipements d’Oquo. Pour la reconnaissance du Tour des Flandres, nous partirons avec la même configuration. Ces moments de test sont d’une valeur inestimable : ils fournissent une mine d’informations à notre équipe performance et renforcent surtout la confiance des coureurs. »

« D’autres tests suivront dans les jours et les semaines à venir, mais il est rassurant de constater que les stratégies élaborées cet hiver se confirment désormais lors de ces sessions. Cela ne peut qu’apporter encore plus de motivation à l’approche du printemps », conclut Visbeek.