ProTeam De Nessebar à Rome : le Giro d’Italia est un véritable tour de force logistique

Nessebar – Catanzaro : 1 420 kilomètres. C’est la distance entre la Grande Partenza de la 108e édition du Giro d’Italia, organisée sur les rives de la mer Noire en Bulgarie, et la première étape de retour sur le sol italien mardi prochain. Mettre en place un tel transfert relève d’un véritable tour de force logistique.
Général 07 mai 2026

Les grands tours cyclistes ne sont évidemment plus étrangers aux départs lointains. Le Giro s’est déjà élancé de Belfast et de Jérusalem, le Tour de France est récemment passé par le Danemark, tandis que la Vuelta a España est partie d’Italie l’an dernier. Une belle fête pour les supporters, une opportunité touristique pour le pays hôte… et un immense casse-tête pour les équipes participantes.

En chiffres, cela donne : 2 bus d’équipe, 2 camions, 1 camion frigorifique, 1 camionnette pour les matelas, 1 camion-cuisine, 1 minibus et 5 voitures d’équipe. Une flotte impressionnante a ainsi quitté ces derniers jours le Service Course de l’équipe à Temse, en Belgique. « Le transfert était sans doute le casse-tête le plus difficile à résoudre », explique le directeur sportif Bart Wellens, qui supervisera une partie de la logistique sur place durant les trois prochaines semaines. « Depuis l’Europe de l’Ouest, où sont basées la majorité des équipes, l’itinéraire le plus logique vers la Bulgarie passerait par la Serbie. Mais comme ce pays ne fait actuellement pas partie de l’Union européenne, nous préférons passer par la Hongrie et la Roumanie. Cela représente immédiatement 400 kilomètres supplémentaires, sans parler des innombrables travaux sur les routes. Tout le monde est déjà parti plus tôt cette semaine afin d’être certain d’arriver à temps en Bulgarie. »

Le déplacement de cette immense flotte de véhicules n’est pas le seul défi logistique. Après trois jours de course, toute la caravane doit en effet retourner en Italie. Les coureurs et plusieurs membres du staff effectueront le voyage en avion, mais une partie de l’équipe devra encore parcourir plus de 1 000 kilomètres par la route. « Nous n’avons pas d’autre choix que de travailler avec deux équipes différentes : une équipe Bulgarie et une équipe Italie. Une partie rentrera donc en Belgique après le week-end en Bulgarie, tandis qu’une autre rejoindra directement le bloc italien. C’est notamment pour cela que nous devons engager deux bus et deux camions au total. Sinon, il serait impossible d’acheminer ces gros véhicules à temps en Italie lors de la journée de repos de lundi, qui sert de journée de transfert. Il faut pratiquement tout doubler. En Bulgarie, nous fonctionnons toutefois avec une flotte minimale. Notre camion-cuisine et notre camion de matelas ne nous rejoindront qu’en Italie pour cette raison. »

Organiser cette Grande Partenza a donc été un véritable tour de force. « Après la Bulgarie, le plus difficile sur le plan logistique sera derrière nous… même si de nombreux longs transferts restent encore au programme. Ce Giro sera particulièrement exigeant pour notre staff. »

 

Photo: Cyclingmedia_agency