ProTeam Joshua Giddings appelé à la dernière minute sur le Giro découvre son premier Grand Tour
L’histoire de l’infirmerie chez Lotto-Intermarché est désormais bien connue : Lotto Famenne Classic, pluie, routes sales… et pratiquement toute l’équipe tombe malade. Y compris plusieurs coureurs, mais aussi des réservistes qui devaient normalement partir mardi dernier pour la Bulgarie afin de rejoindre le départ du Giro d’Italia. Mardi soir, le téléphone sonne donc chez les Giddings. « On m’a dit qu’il y avait une possibilité que je doive courir le Giro. » La confirmation est arrivée mercredi, le jour même de la présentation officielle des équipes. « J’ai commencé à faire ma valise dès le premier appel », raconte Joshua Giddings. « Je voulais simplement être prêt, au cas où… »
À seulement 22 ans, Giddings va donc découvrir son tout premier Grand Tour. Sans préparation spécifique et sans avoir jamais couru plus de huit jours consécutifs auparavant, il s’apprête désormais à partir pour trois semaines de course. « Ma première préoccupation, c’était cette valise. Qu’est-ce qu’il faut emporter là-dedans ?! J’ai cherché sur YouTube : “What to pack for a Grand Tour as a pro.” » Et il y avait aussi le problème du vélo. « Mon vélo de course n’était évidemment pas parti dans le camion vers la Bulgarie, tout s’est décidé trop tard. J’ai donc dû prendre l’avion avec mon vélo d’entraînement depuis chez moi. Milan Menten — qui a voyagé un jour plus tard que le reste de l’équipe à cause de la maladie — a emporté mon vélo de course depuis le service course en Belgique. Une fois en Italie, tout ira bien : j’aurai tous mes vélos. »
C’est ainsi que Josh Giddings se retrouve, du jour au lendemain, au départ du Giro d’Italia. « J’ai vraiment hâte d’y être. Je n’ai pas eu le temps de me préparer : je sors tout juste d’une période de repos après Paris–Roubaix. Mais du coup, je n’ai pas non plus eu le temps de devenir nerveux. Je ne peux plus rien changer à ma forme actuelle, c’est comme ça. Tout ce que je peux faire, c’est prendre le départ avec le bon état d’esprit — et je l’ai. Je ne ressens aucune pression. Je veux simplement faire de mon mieux et profiter de l’expérience. C’est une situation folle, mais c’est aussi une grande étape dans ma carrière.
Photo: Cyclingmedia_agency