ProTeam Jarno Widar et Kurt Van de Wouwer se projettent sur le Tour de Lombardie

Après sa première victoire professionnelle lors de la Tre Valli Varesine, Jarno Widar prendra samedi le départ de son premier Monument : Il Lombardia. Le Belge de vingt ans, membre de Lotto-Intermarché, aborde le dernier grand rendez-vous de la saison avec confiance, tout en restant réaliste quant à ses chances. Avec le directeur sportif Kurt Van de Wouwer, il revient sur les enjeux du Tour de Lombardie.
Race 09 octobre 2026

 

Mardi, Widar a remporté sa première victoire chez les professionnels lors de la Tre Valli Varesine. Après un début de saison difficile, marqué par la maladie et plusieurs contretemps, le jeune puncheur a enfin pu enchaîner neuf semaines d’entraînement et de compétition sans interruption. Sa solide Vuelta et sa victoire en Italie lui donnent confiance pour cette dernière partie de la saison.

« Devenir professionnel a toujours été un rêve d’enfant. Gagner une course chez les professionnels, c’est encore un niveau au-dessus. Mais une fois la journée terminée, on regarde vers l’avenir. La vie ne recule pas, on ne reste pas immobile. C’est fait, et on continue », explique Widar, qui ne se laisse pas emporter par l’attention suscitée par sa victoire.

Kurt Van de Wouwer a lui aussi apprécié la manière dont son coureur a décroché sa première victoire professionnelle. « J’étais au service course en train de regarder la course et je ne savais pas que je pouvais encore sauter aussi haut. Ce n’était pas seulement la victoire, mais surtout la manière dont elle a été obtenue. C’était fantastique. »

Le Civiglio, juge de paix

Samedi, Il Lombardia proposera un parcours bien différent. Avec 239 kilomètres et environ 4 600 mètres de dénivelé positif, l’épreuve s’annonce exigeante. L’enchaînement des ascensions pourrait notamment faire la différence. Widar s’attend à ce que les équipes des favoris contrôlent la course jusque dans le final.

« L’avant-dernière ascension, le Civiglio, sera le plus grand défi. C’est un effort de dix à douze minutes, soit peut-être quatre ou cinq minutes de trop pour moi. Liège-Bastogne-Liège et la Flèche Wallonne me conviennent peut-être mieux en termes d’efforts. La Redoute et la Roche-aux-Faucons sont des ascensions où l’on peut davantage miser sur des efforts courts et puissants. »

Van de Wouwer ne considère toutefois pas nécessairement la longueur des ascensions comme un obstacle. « En Suisse, Jarno a déjà montré dans la dernière ascension qu’il était capable de soutenir un effort plus long. Nous ne doutons pas de son talent. S’il ne parvient pas à jouer la victoire samedi, ce sera peut-être pour l’année prochaine. Mais ce moment viendra certainement. »

Aborder le final avec confiance

Après son excellent sprint lors de la Tre Valli Varesine, Widar sait qu’il dispose d’un atout important s’il se retrouve dans un groupe restreint. S’il parvient à rallier l’arrivée en Lombardie aux côtés des meilleurs coureurs, il voudra avant tout faire confiance à ses propres capacités.

« J’ai suffisamment confiance en moi pour conclure une course comme celle-là. Je sais ce que je dois faire dans le dernier kilomètre pour gagner une course. Je ne veux pas commencer à paniquer ou à faire de mauvais choix. Je veux simplement aborder le final avec confiance », conclut Widar.

 

Photo: @cyclingmedia_agency